L’organisation des formations en blocs de compétences ne relève pas uniquement d’un choix pédagogique. Elle s’inscrit aussi dans une évolution réglementaire du système de certification professionnelle.
Une obligation liée aux certifications RNCP
Depuis la réforme de la formation professionnelle portée par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, les certifications enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) doivent être structurées en blocs de compétences (source : France Compétences).
Le Code du travail précise également que le découpage d’une certification RNCP en blocs de compétences constitue une obligation réglementaire (Source : article R6113-9 du Code du travail).
Cette structuration vise plusieurs objectifs :
- rendre les certifications plus lisibles pour les entreprises et les candidats
- faciliter la validation progressive des compétences
- permettre la capitalisation des blocs au fil du parcours professionnel
Les blocs deviennent ainsi des unités certifiables d’une certification professionnelle, pouvant être acquises indépendamment.
Une évolution adaptée aux parcours professionnels actuels
Au-delà de l’obligation réglementaire, la structuration en blocs répond aussi aux nouvelles réalités du marché du travail.
Les carrières sont aujourd’hui moins linéaires qu’auparavant. Les actifs peuvent être amenés à :
- changer de métier
- se reconvertir
- compléter leurs compétences au fil de leur parcours
Les blocs de compétences permettent donc de construire des parcours de formation plus progressifs et plus modulaires, compatibles avec la formation tout au long de la vie.
Cette organisation facilite notamment :
- la validation partielle d’une certification
- la reprise d’études après une interruption
- l’acquisition ciblée de compétences professionnelles.